[Catalunya]

Le Cap de Creus


24 Décembre, nous sommes un dimanche, j’entends déjà les familles s’agitaient dans les centres commerciaux, pour les derniers préparatifs en ce jour de Noël. Et dans la pénombre de mon studio, une faible lueur me fait signe qu’aujourd’hui le temps sera clément. Les volets ne claquent pas sur les rebords de la façade par la tramontane hivernale. Le temps d’écouter un vinyle d’ACDC « Back to Black » en préparant mon équipement et me voilà bien décidé de partir en virée en Espagne. Sur le siège passager, mon trépied, ma bagagerie photographique, côtoyant une cuisse de poulet grillée et ses pommes de terres emballés achetés chez le rôtisseur du coin. Au volant de ma peugeot 206 grise, je pars direction Gérone sur la D900-N11, avec la ferme intention de bifurquer à Figueres pour Cadaques, sur la Costa Brava. Afin de rejoindre: Le Cap de Creus.




Ce parc naturel, premier du genre de Catalogne aux chiffres et particularités laissant botanistes, naturalistes, géologues, randonneurs et photographes rêveurs. Avec ses 13.886 hectares dont 3.090 sont marines et 10.386 sont terrestres. Une géologie particulière, lunaire formée il y a des millions d’années. Œuvre réalisée par les hautes températures, la tramontane et le flux d’air marin.  Près de 800 plantes y sont répertoriées., quelques recherches en amont et je peux vous citer l’une d’elle; la Seseli Farrenyi, exclusive au Cap de Creus. Quant à sa faune, c’est l’aigle de Bonelli que vous pourrez apercevoir ou le corail rouge et le mérou brun dans ses profondeurs marines.

 

Note: Itinéraire choisi pour rejoindre le Cap de Creus. Pour le retour, j’ai pris la direction de Llanca, longeant la côte méditerranéenne et prit la frontière entre Portbou et Cerbère.

Sur la Route pour Cadaqués

Note: Route en Lacets à flanc de montagne dominant toute la plaine de l’Emporda, la costa brava et son golfe de Roses,

J’arrive enfin à Figueres, ce centre urbain catalan qui représente pour moi l’un des principaux carrefour aux portes de l’Espagne.  Avec comme option d’itinéraire;  prendre vers l’Ouest sur Gérone voire Barcelone? Vers le Nord où le Parc Volcanique de la zone de la Garrotxa s’offre à vous? Ou continuer dans la plaine de l’Emporda, en direction de son littoral et du golfe de la ville balnéaire nommée  « Roses », de la Costa Brava.

Note: En sortant du village de Cadaqués, direction Le Cap de Creus en longeant Portlligat, où se trouve la demeure et le musée du maitre Salvador Dali, plongeante sur une crique.

Arrivé aux abords de cette cité, je continue ma route pour Cadaqués, le petit joyaux de cette côte, bien connu tant bien par son illustre peintre Salvador Dali que pour ses façades immaculées plongeantes sur une magnifique crique. Peu de monde sur mon trajet, route en lacets, au volant, en cette période hivernale je peux imaginer et sentir une certaine chaleur douce et un calme reposant finissant par embellir mon ascension. Les Pins, oliveraies, maquis et paysage pastoral que je traverse afin de la rejoindre la ville de Dali continue à faire de mon trajet, un havre de paix. Ascension lente, mais quelques aménagements sur le bas côté bien réfléchis me servent de pauses photographiques, à moins que ce soit des « laissez-passer » aux nombreux Camping cars qui doivent sillonner cet itinéraire l’été.

Le seul remous aujourd’hui, serait peut être le volume de ma radio réglée sur Rock.fm.

Le village de Cadaqués se présente enfin devant moi en une sublime vue panoramique. Isolé du reste de la Catalogne par les montagnes. Ce village de pêcheurs vivait autrefois au rythme de la grande bleue, si isolé que les pirates venaient s’y réfugier avec leur butin.  Je me dis que je m’y arrêterai un jour pour profiter de la ville, déambuler dans ses rues, à l’ombre de ses façades blanches qui en est sa principale caractéristique, sentir l’âme du Maitre, qui aida à préserver intact son architecture typique face aux nombreux promoteur immobilier.

Premier rond-point à l’entrée du pueblo et je quitte déjà Cadaqués pour continuer vers le Phare du Cap de Creus, la pointe la plus orientale de la péninsule.

Note: Après l’ascension, je continue sur une route en lacets et je tombe sur ce paysage pittoresque où maquis et paysage pastoral prédominent.

Note: Magnifique oliveraie donnant avec son feuillage, me rappelant que je suis bien sur une côte méditerranéenne .

Note: Route pour Cadaqués et Point de vue sur la plaine de l’Emporda et le golfe de Roses

 

Sur la Route pour le Phare du Cap de Creus

Les pins d’Alep, le paysage pastoral et autres oliveraies font place à un paysage minéral spectaculaire, semi désertique,  à l’apparence lunaire et déchiquetée.

Des rochers sont comme déposés, ici et là, travaillés par les vents prenant des formes inquiétantes. Vient s’ajouter à cette ambiance, le temps, qui s’assombrit petit à petit, les nuages prennent ici des aspects inhabituelles, une douce lumière transperce leur toison blanche, éclairant le pantone minéral du maquis couvrant le site; ocre, gris, marron et vert.

Note: Criques éparses aux eaux turquoises composent et détonent au paysage lunaire.

Puis se présente devant moi, une route étroite sinueuse et vallonnée. Une route, une seule, sans autres options possibles à part les multiples chemins de randonnées. Le calme ressenti sur la route de Cadaqués quelques minutes auparavant, s’est transformé en un silence inquiétant.

Dali en avait prit l’habitude de dire que le Cap de Creus, est l’endroit où les Pyrénées s’achèvent….au milieu d’un grand délire géologique. Je m’arrête, scrutant ce panorama incertain, actionne le frein à main,  me mettant en warning et je prends ce qui sera ma première photo de mon road-trip sur ce site, celle que j’ai choisi pour en faire la cover de mon article.

Symbole de la pointe la plus orientale de la péninsule. Le Phare, lui se situe au bout de cette route, il a croisé de nombreux voyageurs éphémères, à pieds, en vélo, en ferry, en kayak de mer,  peut être frégates pirates ou clandestines, qui sait? Se faisant discret au loin, je l’aperçois de temps en temps, se cachant au grès des lacets de l’asphalte.

Blanc sur son promontoire rocheux, dominant les 13000 hectares,  les vagues en contre bas se déchirent sur ses roches. Il semble m’attendre. J’ai hâte.

Note: Pantone minérale, route sinueuse, temps qui se couvre, au volant j’immortalise le moment.

Sur son promontoire rocheux, ciel rosé, il semble attendre ma visite, le phare du Cap de Creus,

Note: Délire Géologique, je ne semble pas être le seul subjugué par l’originalité du site.

Note: Le Cap de Creus est tout simplement la pointe orientale de la péninsule ibérique.

Note: Le vent se lève, le soleil se couche, je résiste à l’envie de m’abriter dans ma voiture pour profiter du spectacle.

Note: Le Phare du Cap de Creus domine à 360° tout le Cap, résistant à la tramontane et au vent marin.

Note: Petite pause dans le restaurant du Cap juxtaposant le phare,, une petite lumière jaillit dans la pénombre de la pièce.

♥-Rodrigo-♥


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